Dorothy Parker

Notule colligée par

Discipline: littérature, poésie

Attention ! Cet article est un bien commun de la connaissance. Il a d’abord été créé sur Wikipédia puis remixé par cette auteure pour être publiée dans cette notule.

Young Dorothy ParkerDorothy Parker, née Dorothy Rothschild le 22 août 1893 à Long Branch, dans le New Jersey, et morte le 7 juin 1967 à New York, est une poétesse et scénariste américaine réputée pour son humour caustique, ses mots d’esprit et le regard acéré qu’elle porte sur la société urbaine du XXe siècle. Militante communiste et activiste anti-nazie, son engagement inébranlable pour les droits civiques a marqué les mémoires.

Celle qu’on surnomme Dottie ou « The Wit » pratique la critique littéraire et théâtrale dans Vanity Fair et The New Yorker. À la fin des années 20, elle publie dans la presse new-yorkaise des poèmes au ton désabusé. Réunis en recueil, ses textes connaissent un grand succès et de nombreuses rééditions. Elle devient l’âme d’un groupe littéraire new-yorkais, l’Algonquin Round Table. Sollicitée par Hollywood, elle écrit aussi des scénarios avec Hitchock, Otto Preminger, William Wyler.

On peut goûter son humour à travers cette réponse qu’elle sert à son employeur alors qu’elle était en vacances — avec son mari: « Tell him I am fucking busy – or vice versa« .

Elle meurt seule dans une chambre d’hôtel avec son chien et une bouteille d’alcool à l’âge de soixante-treize ans[1]. Sur sa tombe, on peut lire l’épitaphe qu’elle a choisie: « Excuse my dust. »

Domaine public

Toute l’œuvre de Dorothy Parker appartiendra au domaine public dès le 1er janvier 2018. En voici quelques unes:

Essais et fictions

  • Parker, Dorothy (February 28, 1925). « A certain lady ». The New Yorker. 1 (2): 15–16.
  • Short stories
  • Thirteen Short Stories
  • 1922 – Men I’m Not Married To
  • 1930 – Laments for the Living
  • 1932 – After Such Pleasures
  • 1939 – Here Lies
  • 1942 – Collected Stories

Poésie

  • 1926 – Enough rope : poems
  • 1928 – Sunset Guns
  • 1931 – Death and Taxes
  • 1936 – Not So Deep as a Well
  • The Hate Verses

Deux poèmes pas si drôles[2] mais remixés

Chemins

I shall

another year.

Je vais
marcher encore

dans ces chemins

encore une autre année
avec
ma peine

sèche, fragile, comme une feuille
comme une feuille
fragile

encore debout encore
une année
les pas indécis
à reculons à tâtons
pensant
au passage
ici
ici-même
“Here she broke her heart;
Here she pled to die.”
Ici

j’entendrai l’appel
des bernaches,
et les oies rauques;
au bout de ces chemins,
une autre
chute

je marcherai
en
paix

mais le joli sentier
que j’ai foulé
main dans la main
avec
l’amour –

sous le pied, les pousses tendres
avec les jeunes branches
au-dessus
en sillonnant le ruban d’herbes
By the curling way —

I shall never dare
je n’oserai jamais y passer
pour mon dernier jour
pour mon jour dernier
To my dying day.

Les petites heures

No more
my little song
comes back;
No more
No more

j’ai oublié l’air

je ne la chante plus

la chanson
No more

toute ces nuits
je me couche
Posant reposant
ma tête,
je fouille les ombres
j’attends
la grisaille
Insoluble

Oh, tristes sont les nuits d’hiver,
et si lentes;

et que c’est triste une chanson niaise;
No
more

et que c’est triste de mentir et de savoir
qu’une aube encore viendra.

No more my little song comes back;
No more my
comes back.

Références

  • Wikipedia (FR)
  • Meade, Marion (1987). Dorothy Parker: What Fresh Hell Is This?. New York: Penguin Books. p. 5. ISBN 0-14-011616-8.
  • Chambers, Dianne (1995). « Parker, Dorothy ». In Wagner-Martin, Linda. The Oxford Companion to Women’s Writing in the United States. Oxford University Press.

Illustration: Dorothy Parker par auteur inconnu (domaine public, via Wikimedia Commons)

Notes et liens complémentaires

  1. ⬆️ Whitman, Alden (June 8, 1967). « Dorothy Parker, 73, Literary Wit, Dies« . The New York Times.
  2. ⬆️ Silverstein, Stuart Y. (1996). Not Much Fun: The Lost Poems of Dorothy Parker. New York: Scribner. p. 13. ISBN 0-7432-1148-0.