Geneviève Aclocque

Notule colligée par

Discipline: histoire

Geneviève Aclocque, historienne Née à Lyon (France) le 5 mai 1884, Geneviève Léopoldine Marcelle Aclocque, future vicomtesse de Croÿ, est la première fille de Gratien Fernand Aclocque, un ingénieur militaire et chef d’escadron d’artillerie qui décédera en 1897. Sa mère, Blanche Duchanoy[1], est elle-même fille d’un ingénieur en chef des Mines. Geneviève a également une sœur, Suzanne, sa cadette de deux ans.

En 1906, elle se présente au concours d’entrée à l’École nationale des chartes[2], une grande école française spécialisée dans la formation aux sciences auxiliaires de l’histoire. Elle se classe quatrième sur les vingt candidats reçus. Quatre ans plus tard, est la première femme française diplômée de l’École des chartes[3] à titre d’archiviste paléographe[4], ce qui lui confère une certaine renommée. Elle devient en effet un symbole des nouvelles possibilités offertes aux femmes et c’est ainsi qu’on peut lire, dans le journal Le Radical [5] du 12 novembre 1906, ceci:

« Le public qui constate qu’en dépit des difficultés accumulées devant elles les femmes… en la personne de Mlle Acloque [sic], arrivée quatrième à l’École des Chartes, sur vingt élèves admis; le public ne peut plus croire à l’infériorité du sexe féminin. Alors ! Qu’attend-on pour faire, des équivalentes des hommes, leurs égales devant la loi? »

Elle n’entreprend cependant pas de carrière. En mars 1913[6], à Paris, elle épouse Louis de Laire, vicomte d’Espagny, qui lui donne une petite fille, Louise[7], puis meurt le 5 mars 1914 au château de La Grye, à Ambierle (Loire), à l’âge de 33 ans. C’est donc en secondes noces qu’elle épousera le vicomte de Croÿ, André Marie Joseph de Crouy-Chanel dit Joseph de Croÿ[8], de 13 ans son aîné. Ce chevalier de l’ordre de Malte est également archiviste paléographe et historien.

Poursuivant ses recherches historiques pour le plaisir, elle reçoit des prix et distinctions, dont la deuxième médaille du concours des Antiquités de la France à l’Académie des inscriptions et belles-lettres[9] en 1917. Elle est promue officier d’Académie[10] en 1929 et appartient à des sociétés savantes telles que la Société de l’École des chartes[11] et la Société de l’histoire de France[12].

Geneviève Aclocque meurt le 28 août 1967 à Saint-Antoine-du-Rocher (Indre-et-Loire).

Références

 Domaine public

Toute l’œuvre de Geneviève Aclocque appartiendra au domaine public dès le 1er janvier 2018.

  • Études sur le commerce et l’industrie à Chartres depuis le XIe siècle jusqu’à la fin du ministère de Colbert : thèse, Abbeville, imprimerie F. Paillart 1910.
  • Les corporations, l’industrie et le commerce à Chartres, du XIe siècle à la Révolution, Paris, Auguste Picard Éditeur, 1917 (TXT | PDF), réédité par B. Franklin, New York 1967.
  • André-Arnoult Aclocque, commandant général de la garde nationale parisienne, 1748-1802: un défenseur du roi, Paris: A. et J. Picard, 1947.
  • Un épisode sur la presse clandestine au temps de Madame de Pompadour, Paris Clavreuil, 1963.

Notes et liens complémentaires

  1. Voir la fiche de Blanche Duchanoy sur Geneanet.
  2. Voir l’article École nationale des chartes (Wikipedia).
  3. Voir Une Histoire de L’Archivistique, par Paul Delsalle (page 230).
  4. Le diplôme d’archiviste paléographe sanctionne une formation dans des disciplines aussi diverses que l’histoire de l’art, la paléographie et la diplomatique, l’histoire des manuscrits et du livre, l’histoire du droit, le latin, la philologie romane, l’archivistique, l’archéologie, etc. (in Chartiste :: Diplôme d’archiviste paléographe, Wikipedia).
  5. Le Radical (Wikipedia).
  6. Détails généalogiques publiés sur la page consacrée à André Marie Joseph de Croÿ du site Histoire et généalogie de l’illustre famille de Croÿ.
  7. Voir la fiche de Louise de Laire d’Espagny sur Geneanet.
  8. Académie des inscriptions et belles-lettres (Wikipedia).
  9. officier d’Académie (Wikipedia).
  10. Société de l’École des chartes (Wikipedia).
  11. Société de l’histoire de France (Wikipedia).

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