Colette Bonheur

Colette Bonheur par Lëa-Kim Châteauneuf

Disciplines : télévision, radio, chant, cabaret

C’est à Montréal, le 20 septembre 1927, que naît Colette Chailler. Reprenant le nom de scène de sa mère, Lise Bonheur, c’est sous le nom Colette Bonheur qu’elle sera connue tout au long de sa vie professionnelle. Dès l’âge de 20 ans, elle débute sa carrière en participant à l’émission radiophonique Le fantôme au clavier, animée par Jacques Normand sur les ondes de CKVL et enregistrée devant public. En 1948, elle anime également sa propre émission de radio sur les ondes de Radio-Canada.

En 1952, la télédiffusion fait son apparition au Canada avec l’inauguration de la première station francophone de Radio-Canada, CBFT et Colette Bonheur fait partie des pionniers qui mettent en place une programmation originale et diversifiée. À peine 3 semaines après les premières diffusions de la station, elle est la vedette d’un « fantaisiste programme » portant sur le Roi Dagobert et mis en musique par Raymond Lévesque.

Au printemps 1953, elle est la vedette de l’émission de variétés Les jeunes années en compagnie de Raymond Lévesque, Aimé Major, Lucille Dansereau, Jacques Auger et Juliette Béliveau. À l’époque, on nous promet des « aventures de situations comiques qui se développent dans une maison de pension où logent principalement des étudiants ».

Tout au long des années 50, elle participe à des émissions de télé telles le Café des artistes avec Jacques Normand, La Feuille au vent avec Jacques Auger et Raymond Lévesque, Porte ouverte avec Gilles Pellerin et Jacques Normand ou encore Batifol, animée par Denise Pelletier et Fred Barry.

Parallèlement à sa carrière télévisuelle, Colette Bonheur continue à se produire sur scène avec la troupe du Saint-Germain-des-Prés, au cabaret Au Faisan Doré et lors d’événements où elle fait l’animation et des tours de chant. En 1957, elle remporte le Prix radio du Concours de la chanson canadienne avec son interprétation de Violettes des champs. En tout, elle endisque une douzaine de 78 tours entre 1957 et 1960 ainsi qu’en 33 tours intitulé Colette Bonheur chante pour vous en 1958.

Dans Le Dictionnaire de vos vedettes de TV, radio, théâtre, cabaret, music-hall et cinéma (1959), on apprend que Colette Bonheur a cinq sœurs et deux frères. La fiche descriptive nous apprend également que son met préféré est le homard et sa couleur préférée le gris. Toujours selon ce Dictionnaire, elle serait née le 20 septembre 1930. Aurait-elle voulu se rajeunir de trois ans?

Au début des années 60, peut-être par goût de l’aventure, Colette Bonheur, son conjoint le saxophoniste Gerry Robinson et leur fils Christian quittent pour Freeport aux Bahamas. Ils s’y installent dans une villa au bord de la mer. Ils y auront trois autres garçons, Nadine, Stephen et Andrew.

Le 15 octobre 1966, Colette Bonheur est retrouvée morte. Au départ on croit à une crise cardiaque, mais quelques semaines plus tard, on apprend qu’elle est décédée suite à une surdose de barbituriques. Elle n’avait que 39 ans. Son mari ayant une relation avec Janice Bonstock, son assistante, et Colette Bonheur aurait mis fin à ses jours en ingérant une trop grande quantité de somnifères. Quelques semaines après son décès, son mari fut accusé d’homicide involontaire sous prétexte qu’il voulait hériter de la propriété de Colette Bonheur. Il fut finalement acquitté par le jury.

Aujourd’hui, une rue porte le nom de Colette Bonheur à Pointe-aux-Trembles sur l’île de Montréal.

Sources

Wikipédia

Crédit photographique

Portrait de Colette Bonheur. Carte postale. Repéré sur le site de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. http://iris.banq.qc.ca/alswww2.dll/APS_ZONES?fn=ViewNotice&Style=Portal3&q=4737620&Lang=FRE

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