Louis-Delavoie Durand

Notule colligée par

par Pascale Félizat-Chartier

Discipline: journalisme, politique

Né à Trois-Rivières le 29 décembre 1888, Louis-Delavoie Durand est un homme de loi engagé en politique ainsi qu’un journaliste. Il fait son droit à Montréal tout en écrivant des reportages pour le tout nouveau journal Le Devoir. Admis au barreau en janvier 1915, il réintègre sa ville natale en 1918 et fonde l’hebdomadaire d’opinion L’Éveil qu’il dirige pendant trois ans. Il écrit aussi dans L’Action française de Montréal et L’Assaut de Paris. Fervent nationaliste, il est, dans les années trente, du premier groupe des animateurs du mouvement régionaliste lancé par Mgr Albert Tessier. Ce mouvement, sans doute inégalé au Québec, donna lieu à de nombreuses publications historiques sur la région de la Mauricie. Candidat malchanceux à plusieurs élections (en 1930, comme représentant du parti conservateur, et en 1935, comme réformiste d’un nouveau parti de la restauration), il multiplie les conférences et les causeries radiophoniques prônant l’amour de la petite patrie, le culte des héros du passé et la valorisation de la vie rurale. Mais, lors de ses deux campagnes électorales, il fait aussi la promotion du commerce et de l’industrie promettant de creuser un tunnel sous le fleuve pour unir économiquement les deux rives. En 1934, les conséquences sur sa santé d’un accident de la route le contraignent à abandonner sa profession de juge. Il se consacre alors entièrement à l’étude historique collectionnant les témoignages sur la population et la vie de la vallée du Saint-Laurent. Il publie sur ce sujet deux volumes, Paresseux, Ignorants et arriérés ? (1955) et Laborieux, Diligents et Débrouillards (1959). Il meurt le 12 janvier 1965.

Pour aller plus loin:

Article sur Louis-Delavoie Durand dans Encyclopédie de l’histoire du Québec

« Le régionalisme mauricien des années trente » par René Verrette (Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 47, n° 1, 1993, p. 27-52).

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