Les séparatistes de 1936-1937: Paul Bouchard et La Nation - Robert Comeau

Dostaler O’Leary

Dostaler O’Leary [par Pascale Félizat]

Discipline: journalisme

Descendant d’un irlandais établi en Nouvelle-France sous le régime français, Dostaler O’Leary est un journaliste et un nationaliste canadien-français. Né le 16 août 1908 à Berthierville, il y fait son collège puis poursuit ses études en France et en Belgique où il obtient une licence de l’Institut de Chimie Meurice à Bruxelles. De retour au pays, il est membre, avec André Laurendeau, de l’équipe des Jeune-Canada et cofondateur, avec son frère Walter-Patrice, des Jeunesses patriotes du Canada français et des Chevaliers de la table ronde du Canada (1935) ainsi que de L’Union culturelle Mexique-Canada français (1939), devenue par la suite l’Union des Latins d’Amérique. Il écrit dans les tavernes et restaurants grecs et italiens du quartier latin de Montréal, le manuscrit de « Séparatisme doctrine constructive » en 1936 et entre au journal La Patrie en 1937 où il occupera diverses fonctions dont celle de courriériste parlementaire à Québec de 1948 à 1956. Il se présente sans succès comme candidat du Bloc Populaire aux élections fédérales de 1945. En 1952, il fonde l’Association internationale des journalistes de langue et d’expression française et devient l’un des journalistes canadiens les plus connus en Europe.

À l’époque où La Patrie cesse d’être un journal quotidien, il dirige pendant deux ans le service de relations extérieures d’Air France. En 1959, il devient correspondant européen pour Radio-Canada, un poste qu’il occupera jusqu’à sa mort à Paris le 18 avril 1965. Selon l’un de ses amis journalistes, ce non-conformiste « aimait le Québec par-dessus tout mais un Québec joyeux où l’on danse, où l’on s’amuse ferme, où l’on discute arts et littératures en des termes qui conduisent toujours à souhaiter le séparatisme ».

Dostaler O’leary a publié de nombreux articles dans des journaux et revues (dont L’Action nationale, l’Amérique française, L’Indépendance, L’Ordre et La Patrie) ainsi que quelques ouvrages qui appartiennent maintenant au domaine public:

  • L’Inferiority complex, Montréal : imprimé au « Devoir », 1935.
  • Séparatisme : doctrine constructive, Montréal : les Éditions des Jeunesses patriotes, 1937.
  • Jeunes du Québec et France d’aujourd’hui, 1941.
  • Introduction à l’histoire de l’Amérique latine, Montréal : Éditions latines, 1949.
  • Le roman canadien-français : étude historique et critique, Montréal : le Cercle du livre de France, 1954.